{"id":991,"date":"2021-03-23T11:00:44","date_gmt":"2021-03-01T14:57:44","guid":{"rendered":"http:\/\/mrplwpw.cluster030.hosting.ovh.net\/product\/gerard-koch-le-cri\/"},"modified":"2021-04-21T15:29:44","modified_gmt":"2021-04-21T13:29:44","slug":"gerard-koch-le-cri","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/www.gabrielle-laroche.com\/en\/product\/gerard-koch-le-cri\/","title":{"rendered":"G\u00c9RARD KOCH – The Scream"},"content":{"rendered":"
[vc_row][vc_column width=”1\/2″][vc_column_text]<\/p>\n
G\u00e9rard Koch, sculpteur fran\u00e7ais, est n\u00e9 le 10 mars 1926 \u00e0 Kaiserslautern en Allemagne.
\nIl fait son apprentissage \u00e0 La Grande Chaumi\u00e8re \u00e0 Paris, avec Zadkine et Auricoste, puis il entre \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts de Paris. En 1956 a lieu sa premi\u00e8re exposition personnelle \u00e0 la galerie La Spirale \u00e0 Paris. Laur\u00e9at en 1965 de la Ford Foundation \u00e0 Berlin, il s\u00e9journe ensuite aux \u00c9tats- Unis o\u00f9 il enseigne \u00e0 Interlochen (Michigan). En 1968, il r\u00e9alise la statue de Pierre de Coubertin pour les Jeux Olympiques de Grenoble. Puis il se tourne vers la non figuration, dont t\u00e9moignent en 1976 ses \u00abBo\u00eetes\u00bb expos\u00e9es au Mus\u00e9e d\u2019art moderne de la Ville de Paris et ses sculptures en verre.
\nL\u2019\u00e9volution de l\u2019oeuvre de G\u00e9rard Koch, cheminement que le sculpteur qualifie lui-m\u00eame de \u00ab po\u00e9tique \u00bb, est \u00e9loquente en ce qu\u2019elle refl\u00e8te l\u2019histoire de la sculpture depuis 1950. La technique de l\u2019assemblage y joue un r\u00f4le essentiel, dans des rapports de complicit\u00e9 avec la musique, l\u2019architecture et la nature qu\u2019il inscrit dans le graphisme sinueux de ses plaques mouvement\u00e9es.<\/p>\n
Suis-je n\u00e9 \u00e0 49 ans et demi ?<\/em> G\u00e9rard Koch in S\u00e9quences (Yeo pour Area, 2001)<\/p>\n <\/p>\n EXPOSITIONS<\/p>\n – Personnelles<\/strong><\/p>\n 1956 Paris Galerie La Spirale <\/p>\n – Collectives<\/strong><\/p>\n 1956 Paris (France) Salon de Mai <\/p>\n Commandes publiques<\/strong><\/p>\n Ceirges Cerdon Sculpture monumentale command\u00e9e par la SAPRR, A40 <\/p>\n Collections publiques et d\u2019entreprises<\/strong><\/p>\n Jouy-sur-Eure Centre d\u2019Art contemporain <\/p>\n Textes \u00e9crits \u00e0 propos de G\u00e9rard Koch<\/strong><\/p>\n ” L’univers qui s’impose, ici, est celui de la fragmentation. Chaque pseudo-bo\u00eete d\u00e9coupe un petit monde, diff\u00e9rent des petits mondes voisins, fonctionnant selon des lois dissemblables, poursuivant des buts oppos\u00e9s. La plupart des sculpteurs cherchent \u00e0 imposer une forme qui unifie le lieu o\u00f9 elle se trouve, qui cr\u00e9e pour les forces pr\u00e9sentes en ce lieu une orientation pr\u00e9dominante. Ici, c’est le contraire, nous rencontrons une pluralit\u00e9 de mondes sculpt\u00e9s. Il n’y a plus unification de sens, langue unique, mais fragmentation, dispersion, d\u00e9sorientation, \u00e9garement, petits conflits entre cases voisines.<\/em> Gilbert Lascault<\/p>\n <\/p>\n “Dans la th\u00e9matique de G\u00e9rard Koch, la technique de l’assemblage est essentielle. L’utilisation de mat\u00e9riaux sommaires et familiers, la d\u00e9coupe \u00e0 laquelle ils sont soumis, permettent de moduler une cascade d’\u00e9chafaudages en m\u00e9tamorphoses. Les \u00e9l\u00e9ments de bois et de verre y sont compil\u00e9s, stratifi\u00e9s, dressant des sortes de st\u00e8les. Dans cette organisation, le sculpteur donne libre cours \u00e0 sa pr\u00e9m\u00e9ditation, stimulant les incidences de l’accidentel et du hasard. La forme globale ne prend corps qu’\u00e0 partir des fragments qui la composent et des intervalles qui les s\u00e9parent. A l’inverse de la tradition sculpturale des masses et des volumes, le vide se r\u00e9v\u00e8le comme ciment de la forme construite. Afin de d\u00e9limiter son champs d’action et d’entamer ses diff\u00e9rents montages, Koch les cl\u00f4ture dans l’\u00e9paisseur d’un cadre sans fond. Le constant recours \u00e0 la “bo\u00eete” repr\u00e9sente l’impossibilit\u00e9 de reconstruire l’id\u00e9al, cette aire originelle qui n’est plus que m\u00e9moire. Les structures de Koch, symboles du ventre maternel, ne sont vides que parce qu’elles peuvent tout contenir. On peut y voir une \u00e9vocation de la m\u00e9moire de l’enfance partout pr\u00e9sente dans le caract\u00e8re ludique de l’\u0153uvre. Ces charpentes, strictement d\u00e9finies, forment une marelle, un jeu de l’oie, m\u00e9taphores des parcours de l’enfance\u2026 Le travail de Koch s’attache \u00e0 transcrire une formulation d’une grammaire directement tir\u00e9e du langage. Dans son Journal \u00e0 claire-voie, il installe un mot. Les cases mitoyennes renvoient ses lettres en d’ind\u00e9chiffrables formes pour ne plus pr\u00e9figurer que des sons, ou peut-\u00eatre un cri qui jaillit irr\u00e9m\u00e9diablement. Koch montre ainsi le chemin par lequel, \u00e0 travers le jeu des d\u00e9formations et l’\u00e9conomie des moyens, se relient le vocable et le son, confortant ses affinit\u00e9s avec la musique. Abstraite, cette derni\u00e8re est confront\u00e9e \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9 de la sculpture. Ces deux formes d’expression, pourtant si dissemblables, proc\u00e8dent d’un syst\u00e8me d’organisation reposant sur un m\u00eame principe: celui de la combinaison. La musique combine les sons, la sculpture de Koch distribue l’\u00e9clatement de la forme \u00e0 l’int\u00e9rieur d’elle-m\u00eame. Ainsi, Koch affranchit son art de tout appui r\u00e9aliste pour consentir \u00e0 sa propre r\u00e9alit\u00e9. L’\u0153uvre s’accorde aux rythmes spasmodiques d’une partition informelle. Le papier mouchet\u00e9 de noir, de bleu et de blanc recouvre les fragments de bois empil\u00e9s en alternance avec les lamelles de verre. Tenues dans leur transparence initiale pour feindre la configuration d’une note de musique, parfois teint\u00e9es de tonalit\u00e9s opaques, Koch provoque par l\u00e0-m\u00eame des densit\u00e9s aux intonations variables. Il obtient ainsi une infinit\u00e9 d’encha\u00eenements et de contrepoints que r\u00e9git une ordonnance stricte.<\/em>“<\/p>\n Nathalie Maquet<\/p>\n [\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=”1\/2″][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":" <\/p>\n Bronze black patina<\/p>\n Number : 3\/8<\/p>\n Signed KOCH 1972<\/p>\n Founder : MESZLENYI Janos, Budapest<\/p>\n <\/p>\n Date of creation : 1972<\/p>\n Date cast-iron : 2010<\/p>\n <\/p>\n Total Height : 63.5 cm<\/p>\n Base : Height : 4 cm ; Width: 29.5 cm ; Depth : 17 cm<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n[dt_button size=\"small\" style=\"default\" animation=\"none\" color_mode=\"default\" icon=\"\" icon_align=\"left\" color=\"\" link=\"mailto:gabrielle-laroche@wanadoo.fr?subject=199bis_GERARD KOCH - The Scream\" target_blank=\"true\"]REQUEST FOR INFORMATION[\/dt_button]\n <\/p>\n
\nQuand, soudainement,<\/em>
\napr\u00e8s une longue crise<\/em>
\nde respect face \u00e0 la sculpture<\/em>
\navec un grand \u00ab S \u00bb,<\/em>
\nje me suis lib\u00e9r\u00e9<\/em>
\net j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 chanter<\/em>
\n\u00ab ma petite musique \u00bb<\/em>
\nen noir et blanc.<\/em>
\nMe suis-je trouv\u00e9 en perdant<\/em>
\nla mati\u00e8re noble du bronze<\/em>
\net de la pierre ?<\/em>
\n(\u2026)<\/em>
\nMe suis-je perdu<\/em>
\nen donnant \u00e0 la po\u00e9sie<\/em>
\nla priorit\u00e9 plut\u00f4t<\/em>
\nqu\u2019\u00e0 la plastique \u00e9tablie ?<\/em><\/p>\n
\n1958 New York (Etats-Unis) Galerie Bianchini
\n1960 New York (Etats-Unis) Galerie Bianchini
\n1964 Londres (Grande-Bretagne) Galerie O\u2019Hana
\n1965 B\u00e2le (Suisse) Galerie Stagehus
\n1966 Berlin (Allemagne) Galerie S Ben Wargin
\n1967 Limoges (France) Centre Th\u00e9\u00e2tral du Limousin
\n1969 Bruxelles (Belgique) Galerie Tamara Pfeiffer & Cleveland (Etats-Unis) Cleveland Gallery \u2013 Women\u2019s city club
\n1970 Villeparisis (France) Centre culturel, \u00ab Sculptures, collages \u00bb
\n1971 Montataire (France) Maison de la culture
\n1973 Paris (France) Galerie Charley Chevalier
\n1974 Paris (France) Galerie Charley Chevalier
\n1977 Berlin (Allemagne) IKA – \u00ab G\u00e9rard Koch : Lebenslandschaften (1974-1976) \u00bb
\n1978 Paris (France) Galerie Nane Stern
\n1980 Angoul\u00eame (France) Mus\u00e9e
\n1982 Paris (France) Galerie Nane Stern
\n1983 Essen (Allemagne) Centre culturel Franco-allemand, \u00ab l\u2019espace et le mot \u00bb
\n1984 Cannes (France) Galerie Suzanne Pons
\n1986 Paris (France) Galerie Nane Stern & Paris (France) Grand Palais, FIAC
\n1987 Paris (France) Clara Scremini Gallery, \u00ab Coloratures \u00bb & Chateauroux (France) Abbaye des Cordeliers
\n1988 Paris (France) Clara Scremini Gallery
\n1989 Paris Clara Scremini Gallery, \u00ab Meubles \u00bb
\n1991 Francfort (Allemagne) Galerie Gottschalk \u2013 Betz, \u00ab Philosophie \u2013 Musik und glas\u00bb
\n1992 Paris (France) Clara Scremini Gallery
\n1994 Paris (France) Galerie Claude Dorval, \u00ab G\u00e9rard Koch : sculptures et dessins r\u00e9cents \u00bb & Z\u00fcrich (Suisse) Museum Bellerive
\n1995 Berlin (Allemagne) Kultureforum Villa Oppenheim, \u00ab G\u00e9rad Koch, Vincent Koch \u00bb & Tokyo (Japon) Fine Arts Gallery, \u00ab Notes \u00bb
\n1996 Thonon-les-Bains (France) Galerie Art\/Espace, \u00ab Autour d\u2019une \u0153uvre blanche \u00bb & Montigny-l\u00e8s-Cormeilles (France) Centre Picasso, \u00ab la sculpture dans tous ses \u00e9tats \u00bb
\n1997 Tokyo (Japon) Fine Arts Gallery, \u00ab S\u00e9quences blanches \u00bb
\n1999 Zweibr\u00fccken (Allemagne) Weisse Kaserne, \u00ab Lebenswelten : r\u00fcckkehr in die stadt der kindheit \u00bb & Paris (France) Galerie Bruno Delarue, avec L\u00e9o Baron et G\u00e9rard
\n2000 Paris (France) La R\u00e9serve d\u2019AREA, \u00ab S\u00e9quences blanches \u00bb avec Michel Mathieu
\n2001 Paris (France) Galerie Bruno Delarue, avec Thierry Diers
\n2002 St-Arnoult en Yvelines (France) Fondation Arago Triolet
\n2002 Paris (France) Galerie Bruno Delarue
\n2004 Kaiserslautern (Allemagne) Mus\u00e9e Theodor Zink<\/p>\n
\n1957 New York (Etats-Unis) Galerie Bianchini, \u00ab quatre sculpteurs europ\u00e9ens \u00bb
\n1960 Cincinnati (Etats-Unis) Closson Gallery, \u00ab eight young europeans \u00bb
\n1961 Spoleto (Italie) \u00ab Festival of two worlds \u00bb
\n1964 Londres (Grande-Bretagne) Galerie O\u2019Hana
\n1965 Berlin (Allemagne) Amerika Haus, \u00ab 2 Maler und 2 bildhauer als G\u00e4ste der Ford foundation \u00bb avec W.Fangor, R.Francken et M.Kruschewsky
\n1976 Paris (France) Mus\u00e9e d\u2019Art Moderne de la ville de Paris, ARC, \u00ab Boites \u00bb
\n1979 Paris(France) Centre Georges Pompidou,\u00ab Animations des autoroutes \u00bb & Vaduz (Liechtenstein), Centre d\u2019Art et de communication
\n1981 Stockholm (Su\u00e8de) Art Fair
\n1982 Jouy-sur-Eure (France) Centre d\u2019art contemporain & Stockholm (Su\u00e8de) Art Fair, Galerie Leif St\u00e4hle
\n1983 Paris (France) Grand Palais, FIAC, Galerie Nane Stern et Leif St\u00e4hle & Meudon (France) Mus\u00e9e d\u2019art et d\u2019histoire, \u00ab Sculpteurs des ann\u00e9es 80 pour collectionneurs d\u2019aujourd\u2019hui \u00bb & Dourdan (France) Mus\u00e9e du Ch\u00e2teau, \u00ab Sculpteurs des ann\u00e9es 80 pour collectionneurs d\u2019aujourd\u2019hui \u00bb & Rabat (Maroc) Centre Bab Rouah, \u00ab Dix sculpteurs fran\u00e7ais en Afrique \u00bb & Nairobi (Kenya) Centre culturel fran\u00e7ais, \u00ab Dix sculpteurs fran\u00e7ais en Afrique \u00bb & Lagos (Nigeria) Centre culturel fran\u00e7ais, \u00ab Dix sculpteurs fran\u00e7ais en Afrique \u00bb
\n1984 Paris (France) Grand Palais, FIAC, Galerie Nane Stern et Leif St\u00e4hle & Paris (France) Mairie du VIe, “3 peintres, 2 sculpteurs : contraste et complicit\u00e9” avec Campa, Christoforou, Davanza et Lindstrom
\n1985 Paris (France) Grand Palais, FIAC, Galerie Nane Stern & Paris (France) Galerie Clara Scremini & Cannes (France) Galerie Suzanne Pons, \u00ab Sculptures des Ann\u00e9es cinquante \u00bb
\n1986 Stockholm (Su\u00e8de) Art Fair, Galerie Nane Stern
\nBologne (Italie) Foire de Bologne, Galerie Nane Stern
\nJouy-sur-Eure (France) Centre d\u2019art contemporain, \u00ab 3e Biennale europ\u00e9enne de sculpture monumentale \u00bb & Maillot (France) Galerie le Temps de voir, \u00ab Nicole Bottet, Lise Berset, G\u00e9rard Koch et Salzman \u00bb
\n1987 Paris (France) Galerie G & Paris (France) Grand Palais, \u00ab Salon de Mai \u00bb & Paris (France) Grand Palais, \u00ab Grands et Jeunes d\u2019aujourd\u2019hui \u00bb
\nBrives-la-Gaillarde (France) \u00ab Salon d\u2019octobre \u00bb & Paris (France) Clara Scremini Gallery & Paris (France) Galerie Carlhian, \u00ab Petits formats \u00bb
\n1990 Amsterdam (Pays-Bas) Taller Amsterdam, \u00ab Pr\u00e9sence de trois sculpteurs \u00e0 Amsterdam \u00bb avec Pascal Mourgue et Matei Negreanu
\n1991 Agnos (France) Place du Ch\u00e2teau, \u00ab 2nd Symposium international de sculpture sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle \u00bb avec Mark Brusse, Amedeo Gabino et Guy de Rougement & Stockholm (Su\u00e8de) Art Fair, Galerie Suzanne Tarasi\u00e8ve \u2013 Barbizon avec Anezin, Reimpre, Koch & Strasbourg (France) Hall d\u2019exposition Lancia, \u00ab L\u2019esprit du verre \u00bb<\/p>\n
\nVilleurbanne Centre de Calcul IN2P3<\/p>\n
\nParis Mus\u00e9e d\u2019Art Moderne dela Ville de Paris
\nParis Centre Georges Pompidou, Mus\u00e9e National d\u2019Art Moderne
\nParis MJC des Hauts Belleville<\/p>\n
\nIl y a dans la confrontation de ces petits mondes quelque chose qui \u00e9voque la Tour de Babel. Certaines bo\u00eetes nous imposent de grands visages criant, hurlant leur angoisse. D’autres nous proposent des barreaux: univers qui se r\u00e9sume \u00e0 des obstacles.<\/em>
\nDans d’autres, les chiffres jouent entre eux et \u00e9noncent, parfois, la date de naissance de Koch : bo\u00eetes o\u00f9 se gravent le temps et l’\u00e2ge en l’anatomie discr\u00e8te d’une nostalgie. Des ruines s’inscrivent dans des cases proches, d’autres proposent des \u00e9quilibres et des d\u00e9s\u00e9quilibres. Il s’agit quelquefois de provocation aux lois de la pesanteur, provocation permise par la mati\u00e8re (le carton), qu’utilise le sculpteur. Souvent, aussi, le monde pr\u00e9sent\u00e9 est occup\u00e9 par des lettres formant des mots.<\/em> Le regard p\u00e9n\u00e8tre dans chaque monde de lettres, s’\u00e9garant dans les labyrinthes qu’elles forment, se perdant entre le “R” et le “O”. Ici, nous apprenons que la lecture peut \u00eatre t\u00e2che difficile, aventure dangereuse. Chez Koch, la lecture n’est pas un moyen d’oublier le cri et la douleur. Au contraire, elle prolonge le cri et ne cesse d’affronter la douleur, \u00e0 la fois ennemis et complices.<\/em>
\nEn m\u00eame temps, le souci d’une lecture continue: le go\u00fbt du lisible constitue, pour G\u00e9rard Koch, une fa\u00e7on d’\u00e9viter le chaos. Certains seront heureux de le voir exorcis\u00e9, d’autres y verront une timidit\u00e9 regrettable. Koch, lui-m\u00eame, ne sait pas vraiment si son attachement \u00e0 la lisibilit\u00e9 est force ou faiblesse, il la constate:<\/em>
\nJ’aime James Joyve<\/em>
\nEt ceux qui cassent la litt\u00e9rature.<\/em>
\nMais moi, je suis encore<\/em>
\nAccroch\u00e9 au lisible des choses.<\/em>
\nQuand G\u00e9rard Koch parle de son travail, la m\u00e9taphore du livre ne cesse de revenir. Les ch\u00e2ssis \u00e0 sculpture ont des formats r\u00e9guliers, 20 x 11 cm pour les uns, 23 x 11 cm pour les autres. Sortes de pages r\u00e9guli\u00e8res imposant des espaces \u00e9gaux \u00e0 l’artiste. Koch d\u00e9finit son travail comme un journal \u00e0 claire-voie, comme une bande dessin\u00e9e dont les cases sculpt\u00e9es pourraient se substituer les unes par rapport aux autres pour produire des narrations multiples. Il parle aussi de tapisserie narrative\u2026 Parfois, il imagine que ses sculptures pourraient \u00eatre d\u00e9mesur\u00e9ment agrandies. Chaque case constituerait un immense paysage-puzzle.<\/em>
\nNous grimperions sur des lettres-colosses. Nous marcherions \u00e0 l’ombre des mots. Nous dresserions nos tentes dans le livre<\/em>.”<\/p>\nG\u00c9<\/span>RARD KOCH
\nThe Scream<\/em><\/h4>\n