ENSEIGNE – AUTOMATE REPRÉSENTANT UN SINGE APOTHICAIRE

ENSEIGNE – AUTOMATE REPRÉSENTANT UN SINGE APOTHICAIRE

ORIGINE : MIDI DE LA FRANCE, MONTPELLIER
ÉPOQUE : DÉBUT XIXe SIÈCLE

DIMENSIONS :
Hauteur : 134.5 cm
Largeur : 32 cm
Profondeur : 60 cm

Noyer
Bon état de conservation
Restes de polychromie

 

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Catégorie :

Description

Au XVIIIe et XIXe siècles les centres urbains sont ponctués d’enseignes figuratives variées qui ornent les devantures de magasins et confèrent aux rues un aspect pittoresque. Plaque de métal suspendue ou véritable ronde-bosse l’enseigne exprime la nature du commerce qui se trouve derrière par des motifs plus ou moins simples, faciles à retenir et souvent humoristiques. Leurs rôles dans la ville dépasse parfois leurs simples fonctions commerciales jusqu’à servir de répère et encore aujourd’hui certaine rues portent encore un nom évoquant le souvenir d’une enseigne marquante.

Ce singe en noyer indiquait la présence d’un apothicaire fondé à Montpellier en 1820, « La Caverne au Singe ». Si la connexion entre l’animal et la profession ne paraît pas évidente, au contraire d’enseignes de tailleurs exhibant de monumentaux ciseaux, ses attribut permettaient sans doûte aucun d’identifier l’établissement. Posé sur une souche d’arbre un important mortier en marbre se dresse devant le singe aux bras tendus, dont les mains recevaient alors un pilon. Les articulations sont dissimulées au moyen de pièces de cuir. Placé à l’entrée de la boutique et relié par un système de poids et poulies ce curieux garçon de boutique se mettait à piler de haut en bas quand la porte était poussée par un client.

Le travail du pelage et l’expression réaliste de la gueule, nottament au moyen de billes de verre, laissent transparaître la passion pour les singes qui animait les européens depuis la Renaissance et encore au début du XIXe siècle.