PAUL BELMONDO – Sylvia Wildenstein en buste

PAUL BELMONDO (1898-1982)

Sylvia Wildenstein en buste

 

1973

Épreuve en bronze doré, signée, cire perdue

C. Valsuani fondeur, Paris

 

Hauteur : 101 cm

 

 

DEMANDE D’INFORMATIONS

 

Retour aux contemporains

Catégorie :

Description

De son nom de jeune fille Roth, cette ancienne mannequin d’origine ukrénienne et sergent dans l’armée israélienne fut l’épouse de Daniel Wildenstein (1917-2001), célèbre collectionneur et marchand d’art.

Ils se rencontrèrent un soir de Saint Valentin au restaurant Ledoyen. Il lui transmet sa passion pour les chevaux. Le couple partage sa vie entre Paris, New York, les Iles Vierges et le Kenya. Leur ranch servit de décor pour le film Out of Africa. Sylivia Wildenstein  décède à son domicile parisien en novembre 2010, à l’âge de 77 ans.

 

Le dossier enseignant édité par le Musée Paul Belmondo indique à propos de ce buste :

Sylvia Wildenstein, 1973, plâtre.

Le buste sera pour lui un mode d’expression privilégié où, spécialement dans ses portraits de femmes, il exalte son souci de beauté et d’harmonie classique auquel se mêle sa propre sensibilité. Ainsi, en limitant le mouvement et l’expression, il créé des oeuvres d’une réelle grandeur que le hiératisme du port de tête renforce.

L’assurance souriante, l’équilibre de ses proportions, la matière du plâtre blanc et lisse du buste de Sylvia Wildenstein illustrent parfaitement cette période. Ses yeux étirés vers les tempes, son fin menton, ses traits altiers et sa chevelure, sont rendus avec une volontaire simplification des formes qui permet à la lumière de jouer sur les plans du visage.

Ce buste est un agencement subtil de plans, dont la chevelure, élément de modernité est ici le point fort. Dans la continuité de la ligne, elle est traitée comme une masse unique qui encadre le visage, scandée par la lourde frange bombée renvoyant la lumière.

On notera que pour ses bustes, Paul Belmondo élude tout détail vestimentaire, suggérant chez Sylvia Wildenstein le décolleté et le bas des manches de sa robe. Tout en retenant ce qui individualise un visage, il l’ordonne dans le sens d’une beauté intemporelle.