SAINTE AFRE D’AUGSBOURG

SAINTE AFRE D’AUGSBOURG

 

ORIGINE : ALLEMAGNE DU SUD

ÉPOQUE : XVIe SIECLE

 

Hauteur : 119 cm

Largeur : 50 cm

Profondeur : 28 cm 

 

Bois de tilleul

Bon état de conservation

 

 

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Description

Sainte patronne de la ville et du diocèse d’Augsbourg, les plus anciennes traces de son culte remonte au VIe siècle.

 

Il existe plusieurs versions de sa légende. Elle est parfois identifiée comme la fille d’un roi de Chypre dont la mort violente et inattendue l’aurait forcé elle et sa mère, Hilaria, à fuir. Elles se rendirent alors à Augsbourg en passant par Rome. D’autre voient plutôt ses origines en Afrique, son nom signifiant en latin l’Africaine.

Installées à Augsbourg, elles devinrent les tenancières d’une auberge mal famée où elles firent commerce de leurs charmes.

L’évêque Narcisse de Gérone, accompagné de son diacre Félix, y trouvèrent un jour refuge, fuyant les persécutions de l’empereur Dioclétien. Alors que les deux hommes priaient pieusement, Afre fut touchée par la grâce et demanda à recevoir le baptême. Elle quitta alors son ancienne vie et embrassa la foi chrétienne.

 

Lorsque les autorités romaines apprirent sa vocation nouvelle, ils l’exhortèrent à rendre le culte aux anciens dieux et à renier la foi chrétienne. Elle refusa d’abjurer sa foi et fut condamnée à être brûlée vive. Sa peine fut appliquée aussitôt et elle subit son martyr sur une île du Lech en 304.

La sculpture présentée ici suit l’iconographie traditionnelle de sainte Afre. La sainte martyre est parée de lourdes et riches étoffes, agrémentées de quelques bijoux. Sa tête bascule en arrière dévoilant une expression de douleur, sa chevelure aux jolies boucles se répand sur ses épaules. Sa bouche légèrement entrouverte semble laisser échapper une silencieuse complainte. Ses mains sont liées à un tronc d’arbre à l’aide d’une cordelette. Les flammes du bucher s’élèvent sous ses pieds.

 

Réalisée dans un bois de tilleul, elle est l’œuvre d’un artiste souabe, où son culte était largement répandu.

  

Bibliographie

Louis REAU, Iconographie de l’Art Chrétien, Tome III-1, Presses Universitaires de France, Paris, 1958