MONICA MACHADO – La Bicoque

MONICA MACHADO

La Bicoque

 

2004

Combinaisons d’éléments d’architecture en céramique et de personnages de contes de fées.

L’intérieur de toutes les pièces éclairées sont truffées d’histoires.

Bois, carton, bande plâtrée, papier, colle silicone, verre et vaisselle morcelés.

 

Hauteur : 47 cm         

Largeur : 37 cm   

Profondeur : 31 cm

 

 

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Description

A propos de l’Artiste :

Née à Lisbonne en 1966, Mónica Machado vit et travaille à Paris depuis 1981, où elle est diplômée de l’École nationale des beaux-arts depuis 1992. Partant de la collecte d’objets en tissu et de pièces en céramique, en mosaïque ou en verre, Mónica Machado déconstruit les matériaux et les explore par couches et collages, produisant des œuvres qui font allusion à des thèmes tels que la nature, la religion ou La vie quotidienne. Certaines pièces incluent un éclairage qui, combiné à la couleur vive et à l’éclat des matériaux, renforce la dimension fantastique de son travail.

 

A propos de l’œuvre : 

La Bicoque est une des œuvres les plus sophistiquées, réalisée par Monica

Machado. Elle est celle qui présente le plus de prouesses techniques et de difficulté dans la réalisation. Cette maison sortie de nulle part sauf d’une imagination inépuisable est faite de morceaux épars et le rêve en est le seul ciment.

Tout explose, dénote, ressort, et se présente au regard pour créer une nouvelle surprise. Les personnages, tout droit sortis des univers fantasmagoriques de

L’enfance, semblent avoir construits cette maison eux-mêmes. Le résultat est époustouflant pour le regard. On ne sait plus par quelle porte entrer, il y a déjà tant à voir à l’extérieur.

Le nombre de tours concurrence aisément celui du château de Cendrillon. Mais celles de cette maison dégagent une telle force créatrice. Tant de formes, tant de couleurs ! Aucune ne se ressemble, mais toutes émerveillent. Tours, flèches, facettes somptueuses d’univers différents, les couleurs s’accumulent dans des entrelacements de torsades. Sans queue ni tête, cette Bicoque nous illumine et nous transporte. Tout dans cette petite maison de si grande créativité, exulte et déborde de vie. Tout se trouve dans l’exubérance et dans l’imagination sans limite.

Raiponce, la célèbre héroïne d’un conte des frères Grimm, apparaît, prise au piège par une monstrueuse créature qui tire sur ses longs cheveux blonds. Les lois de la proportion n’ont plus cours. Le visage d’une princesse fait à lui seul la taille de Raiponce. Elle semble emmurée dans la paroi de la maison et tient dans sa main un animal hybride au corps de colombe et à tête de mouton.

Dans l’escalier qui mène à l’entrée, on retrouve une « pantoufle de vair » qui ne peut que nous rappeler Cendrillon. Une cheminée se transforme en arlequin. Une cigogne a fait son nid au sommet d’une autre. Ce qui devait être une gargouille prend la tête d’une jeune fille. Une créature aux ailes de chauve-souris et au visage de la sorcière du conte « La belle au bois dormant » survole l’œuvre.

Chaque ornementation de fenêtre renferme un mystère. L’une d’elle se transforme en ange aux ailes déployées. Une autre aux allures rocaille, avec ses volutes, et son mascaron vivant. Sont même utilisés les ornements de la poupe d’un bateau. 

Un dragon surgit d’une des fenêtres. Il annonce au spectateur ce qui l’attend à l’intérieur. 

Le visage d’Alice, personnage si cher à Lewis Carroll, se glisse péniblement entre les volets.

Les références s’amoncèlent au fur et à mesure que l’on découvre cette « Bicoque ». Le Jardin ne se contente pas d’être vivant, il est devenu fou. Tout ce qui s’y trouve est absorbé par le sol. D’immenses tourbillons végétaux, avalent tous les personnages qui se trouvent sur leurs passages. Blanche neige, un nain, et un fantôme sont ainsi dévorés. Les branches des arbres se terminent par une tête de cert, ou une patte de crapaud.

Il suffit d’illuminer la « Bicoque » pour que tant de nouveaux trésors s’offrent au regard. Au rez-de-chaussée on retrouve notre héroïne de l’œuvre éponyme Alice au pays des merveilles. On pénètre alors dans un véritable cabinet de curiosité, rempli d’objets en tous genres qui s’amoncellent les uns sur les autres. Une sorcière à l’œil gauche très perçant vous accueille avec un gâteau qu’il n’est pas conseillé de manger. Au premier étage une bibliothèque. Une vieille dame est assise dans un grand fauteuil. Des toiles d’araignées peuplent les différents recoins de ces pièces, pour ajouter un peu plus de fantastique à une œuvre qui en regorge déjà.

 

Biographie :

Née à Lisbonne, Portugal en 1966.

Vit à Paris depuis 1981.

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris.

 

 

Expositions Personnelles : 

 

2026   Galerie Gabrielle Laroche 

 

2022   Galerie Berthet Aittouares, « Le Monde fantastique de Monica Machado » 

Paris, (06.10. – 29.10.)

 

2013   Fondation Oliva Creative Factory, Portugal

 

2012   Galerie Gabrielle Laroche (23.09 – 23.10)

 

2011   – M comme Mosaïque, Paray le Monial 

– Boites Noires correspondances, Café Flore Paris

 

2008   – Galerie Michel Soskine, Madrid

–        Art Elysées, Galerie Berthet- Aittouares

 

1994   Galerie Callu Mérite, Paris (14.06 – 23.07).

 

 

Expositions Collectives : 

 

2024 – La Halle Saint Pierre, « Esprit Singulier » Expo coll, Paris (12.04 – 14.08)

 

2009 – Art Brussels

 

2008 – « 5 Artistes Portugais » Enero – Marzo. Michel Soskine Inc. Madrid.

 

2006 – « Kaléidoscopique » Villa Dutoit, Suisse

 

2002/05– Realisation of sculptures for the « La cuisine aménagée » project. One of theese sculptures:  » La croix du Christ ».

 

2001   Centre Culturel Galouste Gubenkian, « Le Corps », Expo coll, 51 Avenue de Iena, 75016 ( 27.11. – 21.12. 2001 )

 

2000    Art Paris- Carrousel du Louvre, Galerie Callu Mérite, Paris

 

1999   Leonardo Gallery, Paris.

 

1998  – « L’art du temps dans les jardins de la ville », Evreux.

– « III Bienal de Arte » AIP 98, Portugal.

– Galerie Leonardo, Paris

 

1997  – « II Bienal de MAIA » Arte Joven 97, Porto, Portugal.

– « Fundaçao da junventude », Portugal.

– « Iglesia del Monasterio Ntra Sra de prado », Espagne. 

– « Partage » Galerie Callu Mérite, Paris (6 nov. au 6 déc.)

– « Urgence: la création menacée » Galerie Sud, Bagneux.

 

1996  – Salon de la Jeune Peinture, Paris.

– « Courant d’art ». Deauville, France.

– « Sculpture interactive », La Rochelle.

– « Nus d’hier et d’aujourd’hui » Galerie Callu Mérite, Paris.

– « II Bienal de Arte », AIP 96, Portugal.

 

1995  – « Le Portugal à Montrouge ». Montrouge, France.

–  Galerie Callu-Mérite, Paris, France.

– Salon d’Art contemporain de Bagneux, France.

 

1994  – Salon d’Art Contemporain de Bagneux

– Salon de Mars, Galerie Callu Mérite, Paris: participe avec une pièce importante 

(« Armor »). (Reportage sur Antenne 2 au journal de 20h).

– Art Jonction Cannes, Galerie Callu Mérite, Paris.

– Galerie Callu-Mérite, Paris, France.

 

1993 – Salon des félicités : Quai Malaquais, Paris.

– Salon de Montrouge.

– Participation au projet « Young European artists » Espagne.

– Galerie Callu Mérite, Paris.

 

1990   Galerie des Beaux-arts, Paris.                 

 

Activité culturelle

 

2006/07- Ateliers « Parents-Enfants » association « Traces ». La Forge, France.

 

Prix, bourses, acquisitions publiques : 

 

1997– Prix « Bordalo Pinheiro », Portugal.

 

1995 –  Aide à la création (département des Arts Plastiques)

–  Acquisition de « Armor » (F.R.A.C.)

 

1994 – Aide à la première exposition (Ministère de la culture)

 

1993  – Prix de sculpture, Salon des Félicités des Beaux-Arts.

– 3ème prix du Salon de Montrouge.