Description
Présentation :
Registre principal :
Au centre : Saint Sébastien en pied tenant un arc et une flèche
89,5 x 63,5 cm
Parties latérales : quatre scènes de la vie de saint Sébastien, disposées sur deux registres superposés
A gauche : Martyre de Saint Sébastien ; au-dessus : Saint Sébastien mené devant Dioclétien
89,5 x 42cm
A droite : Saint Sébastien assommé ; au-dessus Saint Sébastien rassure les parents de Marcellien et Marc lors de leur condamnation à mort
89,5 x 42 cm
Registre supérieur 47,7 x 136 cm
Au centre : Le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean l’évangéliste.
A gauche : l’Ange de l’Annonciation ;
A droite : la Vierge de l’Annonciation Restaurations anciennes et usures ; Les colonnes du bas et la plinthe sont postérieures.
Technique :
Le retable est constitué de deux registres de panneaux superposés, couronnés d’un superciel. A la suite d’un démontage intervenu à une date inconnue, les trois planches de bois rectangulaires, au fil vertical, constituant le registre principal ont été réassemblées et maintenues au revers par un grand cadre de bois moderne. Au recto, les planches sont séparées par quatre colonnes cannelées en bois peint et doré reposant sur un socle, le tout non d’origine.
Au revers de chaque panneau des traverses en bois anciennes de 6,5 cm d’épaisseur devaient consolider l’assemblage primitif. Le panneau central, attaqué en partie par des insectes xylophages présente une légère fente. La partie supérieure de forme polygonale, surmontée d’un superciel en cinq parties de 13 cm de haut, est constituée d’une seule longue planche au fil horizontal, munie au revers d’encoches en bois modernes permettant d’emboiter cette partie sur celle qu’elle surmonte.
Les trois scènes la décorant sont séparées par de petites colonnes cannelées en bois doré et peint, qui sont d’origine.
Description :
A l’exception de l’Annonciation, toutes les scènes narratives sont surmontées d’une arcade en accolade avec fleurons en bois doré. Le calvaire où le Christ en croix est assisté de la Vierge et de saint Jean l’évangéliste en position d’humilité, se déroule dans la clarté d’un paysage villageois boisé, tandis que la scène de l’Annonciation prend place à l’intérieur de la maison de la Vierge. Au registre principal, dans le panneau central, saint Sébastien vêtu d’un costume militaire, présente en mains l’arc et la flèche, instruments de son martyr. Il se tient debout dans une galerie à colonnade ouvrant sur un large paysage.
Les scènes latérales relatent quelques épisodes de la vie du saint narrés dans la Légende Dorée de Jacques De Voragine. L’auteur anonyme de cet ensemble d’un style familier, populaire et fortement teinté d’italianisme, appartenait sans doute aux groupes d’artistes itinérants, originaires des contrées niçoises, piémontaises ou ligures qui, aux XVème et XVIème siècles, décoraient les chapelles jalonnant les vallées du haut pays niçois et varois. Ces chapelles votives souvent à nef unique, à toit de charpente ou voûtées en berceau, étaient dédiées principalement aux saints antipesteux saint Roch et Saint Sébastien dont les scènes de la vie ornaient les murs ou les retables. Telles sont les chapelles de Roubion dans la vallée de la Tinée, et celle de Venanson dans la vallée de la Vésubie. Bien que ces œuvres soient le fruit d’un travail le plus souvent anonyme, on trouve au fond de la nef de la chapelle d’Entraunes dans la vallée du Var, un retable, peint à fresque, consacré à Saint Sébastien, signé par le ligure Andrea de Cella en 1516 dont notre retable reprend le même format et la même distribution des scènes, ce qui permet de situer ce dernier à la même époque.
Bibliographie de référence :
L. Thevenon, L’art du Moyen-âge dans les Alpes méridionales, Nice, 1983
Expert :
Cabinet Turquin










