MICHEL KIRILIUK – Miroir Soleil Couchant

MICHEL KIRILIUK

Miroir Soleil Couchant

 

Date de création : 2003

Pièce unique

Acier, laiton direct et dalle de verre éclaté

 

Hauteur : 150 cm

Longueur : 250 cm

 

 

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Catégorie :

Description

Cette sculpture unique et originale est l’œuvre du français Michel Kiriliuk. Autodidacte, sculpteur, architecte d’intérieur, peintre et designer, il se présente lui-même comme designer ultrabaroque constructiviste et futuriste.

Il utilise le laiton, le fer et le verre, obtenant des effets de matière par apport de métal (brasure de laiton et brasure d’argent) et de la dalle de verre coulée sur lit de sable, dans de fortes épaisseurs (de 22mm à 70mm) gravée, éclatée et polie. Galuchat, écailles, cristal de roche sont aussi utilisés.

Michel Kiriliuk est un artiste rare, un véritable alchimiste qui n’a pas d’autres maîtres que l’expérimentation et l’innovation. Autodidacte, il obéit à ses mains et aux fulgurances de son esprit, motivé par un amour de la matière et des formes que trahissent parfaitement ses pièces uniques. Tels ceux qui cherchaient à accomplir le grand œuvre Kiriliuk lui aussi transforme, transmute la matière. Il nie la pesanteur, les lois de la physique. Les fragments de dalle de verre qu’il incorpore à ses créations sont aériens. Son laiton est de soie, fluide et souple.

Quand la sculpture est d’ordinaire le jeu des lumières et des ombres, ce que Kiriliuk propose ce sont des éclats, des étincelles qui brillent là où l’obscurité devrait se loger. Les métaux et les verres sont conjugués pour attraper la lumière. Ils sont magnifiés par l’accidenté des surfaces et cette absence de planéité confère à ses œuvres une dimension naturelle, comme des reliefs géologiques.

Car il y a quelque chose d’hautement minéral chez Kiriliuk. Ses œuvres s’ancrent, elles pèsent autant qu’elles s’envolent. Par la maîtrise de ses compositions, par l’équilibre des silhouettes, ce que livre Kiriliuk ce sont des jets dynamiques, animés. Ses luminaires tripodes évoquant des stalagmites d’un autre temps, son « Soleil Couchant » étonnamment paisible malgré la violence de ses détails ou encore son « Kiriliuk vs Kasparov » aux détails mobiles, vivants.

Son répertoire est celui de l’éternel. Miroir, console, luminaires et jeu d’échec sont autant de constantes dans l’univers de l’intérieur, des éléments de tout âges. Ainsi il renouvelle ces permanences, il en fait de nouvelles propositions, résolument novatrice. C’est un mobilier créé dans un autre univers. Autant immuable que futuriste, hors du temps et hors des styles. Ces meubles et décors qui accompagnent l’Homme depuis des siècles et des siècles parviennent à révéler une nouvelle part d’eux-mêmes, signe s’il en faut de la grande maestria de leur auteur.

 

Une Sculpture Directe

Toutes ses pièces, traitées en technique directe par l’artiste lui-même, sont uniques et originales.

Il en est le seul intervenant, malgré la variété des techniques employées : soudure à l’arc, brasure à l’argent et brasure au laiton, patine à l’acide, gravure et polissage de dalles de verre de fortes épaisseurs.

 

«Ne conserver que l’essence de ses rêves pour créer le souvenir»

M. Kiriliuk

 

Michel Kiriliuk est né à Casablanca en 1952 d’un père russe et d’une mère italienne. Il quitte l’école à 16 ans pour se consacrer au travail manuel, et entre dans un atelier qu’il quitte à 22 ans.

Il se lance dans la restauration de mobilier et finit par créer son premier meuble en aluminium, un bar qu’il vend à des collectionneurs aux Etats-Unis.

Depuis, Michel Kiriliuk est devenu sculpteur, architecte d’intérieur et designer.

Il créé à l’écart des courants artistiques une oeuvre profondément originale et protéiforme.

Chaque meuble, chaque objet, chaque sculpture est une pièce unique.

L’artiste oscille entre la création de mobilier et la sculpture pure.

 

L’artiste travaille chez lui, à l’air libre, hiver comme été, sur un établi sur lequel il forge à froid le métal qu’il façonne ensuite au marteau et à l’enclume. Pour les torsions elles se font au chalumeau. Il concasse aussi des morceaux de verre au marteau comme un silex. Chaque élément est pensé puis découpé mais il ne fait jamais de croquis ou de plans. La base est en métal et laiton puis il agrémente l’ensemble au fil de son inspiration. Au début il travaille assez vite maîtrisant totalement sa technique puis quand la base est réalisée il laisse libre cours à son imagination.

 

C’est à ce moment là que commence le travail d’orfèvre où il recherche les multiples combinaisons de matières et de patines afin d’arriver à sa perfection. Aujourd’hui l’artiste nous confie qu’il n’a plus aucun problème de technique cependant, il cherche à être sûr du résultat car « c’est un cadeau pour les autres ».

 

« La technique c’est une chose qui aide à passer à la réalité de ses intentions. Mais seule la charge qui émane des oeuvres en fait leur valeur émotionnelle »

M. Kiriliuk

 

Il a participé à de nombreuses expositions :

1990. SAD au Grand Palais, Paris

1995. Beach Plazza Monaco

1996. Mairie du XXe, Paris

1997. SAD Porte de Versaille, Paris

1997. Mairie de Fontainebleau, Les 10 jours de l’art contemporain

1998. Salon d’Automne, Espace Eiffel Branly, Paris

1999. Atelier Z pour le Who’s Who, Suisse

2000.  Salon d’Automne, Espace Eiffel Branly, Paris

2001. Salon d’Automne, Espace Eiffel Branly, Paris

2002. Salon d’Automne, Espace Eiffel Branly, Paris

2002. SAD Carrousel du Louvre, Paris

2003. Salon d’Automne, Centenaire du salon, Espace Auteuil, Paris

2004. Art en mouvement, Courcouronnes

2004. L’homme au cœur de l’art contemporain, Niort

2004. Salon d’Automne, Espace Charenton, Paris

2005. Salon Espace Eiffel Branly

2006. Salon d’Automne, Palais des Congrès Montreuil