Description
Le Bargueno est un des apports originaux de l’Espagne au mobilier européen. Élégant Cabinet dont la structure est celle d’un coffre monté ici sur son piètement d’origine. Il est aussi appelé Vargueno, du nom de la ville de Varga, près de Tolède, qui en est le principal centre de production.
Il était le meuble préféré du conquistador ou du missionnaire, quand il s’agissait d’emporter des effets administratifs, diplomatiques ou personnels dans des expéditions vers le Nouveau Monde.
Le Bargueno
Bâti dans un beau noyer, ce cabinet ouvre en partie haute par un abattant horizontal découvrant un théâtre composé sur trois registres d’une suite de petits tiroirs à décor d’os et bois doré
Le premier registre présentant deux portes latérales encadrant deux tiroirs superposés accostant un tiroir vertical central avec son secret.
Le registre médian présente lui deux tiroirs superposés vers l’extérieur, deux tiroirs verticaux entourant le portique central.
Le registre inférieur propose encore une autre configuration avec deux portiques latéraux, deux grands tiroirs à double fonds encadrant un petit tiroir central.
Chaque porte reprend le thème des portiques à l’antique avec une corniche surmontée de volutes, reposant sur une double colonnade de part et d’autre de la prise en fer forgé à forme de coquille.
La plateau relevé et fixé par quatre petites targettes laisse découvrir une serrure à moraillon et de beaux fers forgés ouvragés centré soit de prises pendantes soit de pomme de pins. De belle poignées latérales nous rappellent qu’il s’agit avant d’être un meuble d’appart un Cabinet de voyage.
Le Taquillon
Telle une commode, le taquillon ouvre par deux portes et deux tiroirs à motifs de losange moulurés, encadrés d’une frise géométrique.
Il présente deux tirettes pour soutenir le plateau, terminées par de belles coquilles Saint Jacques sculptées.
Le Bargueno, devenu aujourd’hui très rare, est un meuble bien caractéristique de l’Art Espagnol qui n’a été développé dans aucun autre pays. Objet de convoitise, ce cabinet était à la fois meuble d’apparat que l’on tenait ouvert dans les salles fastueuses du palais ou coffre de voyage comme l’attestent les poignées latérales et l’imposante ferronnerie.








