BELLE SCULPTURE EN GRÈS REPRÉSENTANT SAINTE BARBE AUPRÈS DE SA TOUR

BELLE SCULPTURE EN GRÈS REPRÉSENTANT SAINTE BARBE AUPRÈS DE SA TOUR

 

ORIGINE : FRANCHE-COMTÉ

EPOQUE : FIN DU XVème, DÉBUT DU XVIème SIÈCLE

 

Hauteur : 66 cm

Largeur : 31 cm

Profondeur : 16 cm

 

Grès sculpté, bons restes de polychromie 

Bon état de conservation

 

 

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Catégorie :

Description

Sainte Barbe était la fille du satrape Dioscure qui l’enferma dans une tour afin qu’elle ne soit pas corrompue par les idées chrétiennes. Toutefois, elle parvint à recevoir l’enseignement d’un prêtre dont elle reçue le baptême. La légende veut que pour manifester sa foi, elle perça dans la tour une troisième fenêtre, symbole de la Trinité. 

Lorsque son père apprit sa conversion, il la menaça de son épée. Elle réussit à s’enfuir avant d’être dénoncée par un berger. Elle fût alors jetée en prison et malgré les atroces supplices qu’on lui fît subir, elle refusa d’abjurer sa foi et d’épouser un païen. Pour finir, son père l’entraina au sommet d’une montagne et lui trancha la tête. Une fois son ignoble geste accomplit, il fût frappé par la foudre et ne il ne resta rien de lui, châtiment divin. 

Le culte de Sainte Barbe fût popularisé en Occident à partir du XIIIème siècle grâce à la Légende Dorée de Jacques de Voragine. C’est à partir du XVème siècle qu’il se développe pleinement. 

L’iconographie ici mise en place rappelle la Légende Dorée selon laquelle Sainte Barbe aurait elle-même percé trois fenêtres dans les murailles de sa Tour qui lui servit de prison, symbole de sa foi en la Sainte Trinité. 

En grès sculpté et polychromée, la Sainte se tient ici debout et prend appui sur le toit de sa Tour. 

Elle présente un visage à l’expression empreint de douceur, au front bombé et dégagé, aux arcades sourcilières esquissées, aux yeux en amande finement ourlés et à la bouche menue. Les traits de son visage sont aussi fins que délicats. 

La chevelure, déliée, retombe en de longues mèches ondulées sur ses épaules.

Elle est vêtue d’une robe simple, ajustée à la taille et recouverte d’un manteau ouvert qui revient à l’avant en tablier. Le plissé vigoureux, graphique et stylisé, présente de grands becs creusés, brisés et profonds, typiquement significatifs du XVème siècle.

Elle tient de sa main droite aux longs doigts effilés, une bible ouverte qu’elle lit consciencieusement les yeux baissés

Le visage à la grâce paisible et à la physionomie douce s’inscrit bien dans la tradition du gothique tardif. Une belle puissance de l’émotion se dégage de cette sculpture fortement modelée avec simplicité. Particulièrement intéressante du fait de l’originalité et de la rareté de son iconographie, elle relève d’un ciseau habile qui a su rendre la douceur du visage de Sainte Barbe.