LE CHRIST JUGE

LE CHRIST JUGE

 

ORIGINE : ALLEMAGNE

ÉPOQUE : SECONDE MOITIÉ DU XIVème SIÈCLE

 

Hauteur : 48 cm

Largeur : 28 cm

Profondeur :11 cm

 

Bois de noyer polychromé

 

 

 

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Catégorie :

Description

Ce Christ est d’un type iconographique très rare. Celui où Jésus, assis, se présente frontalement, couronné d’épines, et arborant les blessures de sa Passion, qu’il s’agisse des traces de clous de la Crucifixion visibles sur les paumes de ses mains ou du coup de lance dans la poitrine, largement découverte sous le manteau qui enveloppe le reste de son corps.

De belle facture, cette oeuvre renvoie une image saisissante du Christ d’après la passion, insistant moins sur la souffrance du calvaire que sur la posture de juge du Christ ressuscité, conforme au symbole des apôtres : « …il est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. »

Le Christ est ici représenté assis sur un banc doublement arqué, posé sur un buisson. Ses pieds nus reposent sur le Monde, symbole de la toute puissance divine. Ceint d’une couronne d’épines encore verte, ses cheveux et sa barbe sont sculptés parallèlement. De carnation claire, les traits de son visage finement sculptés sont néanmoins très expressifs. Un manteau orange couvre son épaule, habille son dos et retombe an plis noués à la taille, sur ses genoux. Cela offre au regard sa taille marquée et bien modelée. La sculpture travaillée en ronde-bosse garde en grande partie sa polychromie d’origine.

Le Christ avait originellement les deux avant bras levés en signe de bénédiction. Aujourd’hui, reste le droite. 

Etude Comparative :

Notre Christ Juge peut être rapproché par son sujet, sa posture et sa physionomie de celui se situant à l’Eglise Saint Sauveur à Monnai dans l’Orne – Normandie. ( Classé Monument historique le 28 octobre 1992 )

Un Christ Allemand d’origine Souabe, 14ème siècle,  présente le même banc en arc profilé que celui que nous présentons :

 

Un autre Christ, seconde moitié du 14ème siècle, rhénan présente la même posture avec un drapé du manteau à la facture similaire.

 

Bibliographie :

Arminjon Catherine et Berthelot Sandrine, Chefs-d’œuvre du Gothique en Normandie, Sculpture et orfèvrerie du XIIIème au XVème siècle, ed. 5 continents, 2008.

Manfred Fath. « Der Weltenrichter der Mainzer Westlettne-Deesis und seine Nachfolge” in Mainzer Zeitschrift.

Mittelrheinisches Jahrbuch fur Archaologie. pp. 97-100.

Legner Anton, Rheinische kunst und deas kolner Schnuttgenmuseum, Cologne, 1991, pp. 221, 225, 256.

Vgl. Heribert Meurer, Wurttembergisches Landesmuseum Sttutgart. Die mittelalterlichen Skulpturen, I, Stein und Holzskulpturen 800 – 1400, Stuttgart 1989, S. 148-150.