VIERGE A L’ENFANT EN MAJESTE SEDES SAPIENTIAE DITE TRÔNE DE SAGESSE

VIERGE A L’ENFANT EN MAJESTE SEDES SAPIENTIAE DITE TRÔNE DE SAGESSE

 

ORIGINE: CASTILLE

EPOQUE: XIIIe SIECLE

 

Hauteur :  67 cm

Largeur : 27 cm

Profondeur : 22  cm

 

Bois polychromé 

Bon état de conservation

 

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Description

Au milieu du XIIe siècle, la Vierge prend place dans les églises, siégeant en Majesté, servant de trône à son fils Jésus. Elle est alors dite Sedes Sapientiae soit trône de Sagesse.  Elle n’est alors pas représentée pour elle-même, et n’a d’existence que parce qu’elle a été désignée comme Theotokos, mère de Dieu, au concile d’Ephèse en 431 où a été proclamée la nature divine du Christ dès sa naissance.

Les Vierges à l’Enfant en Majesté furent un thème iconographique particulièrement important durant l’époque médiévale. Les pèlerinages encouragèrent leur développement tout en diffusant les modèles. 

Cette Vierge à l’Enfant, aux épaules étroites et tombantes, est assise sur un banc trône. Elle est vêtue d’une robe rouge à l’encolure arrondie et d’un manteau bleu dont un pan couvre ses genoux. Ces vêtements souples ont un tracé longiligne. 

La Vierge au visage ovale, au nez droit, à la bouche menue et au petit menton rond porte un voile qui couvre sa chevelure. 

Elle lève sa main droite et présente un fruit du bout de ses doigts fins.

L’enfant adopte la position hiératique des groupes du XIIe siècle, placé bien au centre. 

Il porte une longue tunique rouge qui laisse dépasser ses petits pieds. Un large plis en M creuse sa tunique, typique des productions castillanes de la fin du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. 

Il a le visage fin. Ses lèvres lui donnent l’air joyeux et amusé. Il tient un livre dans sa main gauche et lève la main droite en signe de bénédiction. 

Toutes ces caractéristiques permettent de situer cette Vierge à l’Enfant comme étant de Castille à la fin du XIIIe siècle. 

Encore très hiératique, l’enfant placé bien au centre, on commence pourtant à percevoir un mouvement nouveau, suggéré par la position des mains. En outre,  les sourires qui se dessinent sur les deux visages confirment que ce groupe fût exécuté à la fin du XIIIe.

Cette Vierge à l’Enfant apparaît ainsi comme une très belle réalisation de l’art ibérique et nous est parvenue dans un bon état de conservation. 

 

Bibliographie

Fons del Museu Frederic Marès /1, Catàleg d’escultura i pintura medievals, Ajuntament de Barcelona, 1991